Choisir sa première arme : mon avis de tireur et d’armurier
Je voulais aborder un sujet où, pour le coup, là, je vais devoir avoir les deux casquettes : tireur et Armurier. Puisque je vais vous donner mon avis sur l’achat de sa première arme, ou l’achat d’une arme en particulier. C’est vrai que c’est un cas de figure qui m’arrive souvent quand des jeunes tireurs qui débutent m’appellent. Ils sont un peu perdus, ils ne savent pas quoi choisir.
Ils entendent beaucoup de choses parce que, disons-le, tout le monde a un avis sur tout, donc ils sont un peu perdus. Et en cela, on me demande souvent ce que j’en pense, et c’est ce que je veux vous expliquer dans ce podcast : ma façon de voir les choses. Alors oui, ça peut être, comme je le disais, pour l’achat d’une première arme, mais aussi pour l’achat d’une arme en général. Vous allez voir que ces conseils vont dans les deux cas de figure. Quand je parle du choix d’une arme, bien sûr, je parle du choix d’une arme pour le tir sportif. Pour redonner un peu de contexte, les armes pour les tireurs sportifs sont classées en catégories. Nous, les catégories qui nous intéressent aujourd’hui, ce sont les catégories C et B. La catégorie C est soumise à déclaration. Il faut soit avoir une licence de tir sportif, soit un permis de chasse, soit une licence de ball-trap. La catégorie B sera soumise à autorisation. Pareil, il faudra une licence de tir et l’autorisation de détention qui vous sera délivrée par la préfecture. Donc ça, ça se passe au bout de six mois de club. Il faut trois tirs contrôlés. Au bout des six mois de club, on peut demander les feuilles vertes, un avis favorable qui va pouvoir vous permettre de faire une demande de détention à la préfecture. Et après une enquête, et le délai qui va dépendre de votre préfecture – donc là, je ne vais pas vous donner de date parce que c’est vraiment variable d’une préfecture à l’autre – vous allez avoir votre autorisation de détention. Et vous allez pouvoir créer votre compte SIA et devenir enfin tireur sportif éligible à la catégorie B. Eh bien, rien que ça, rien que cette période de six mois, même si sur le papier c’est juste de l’administratif, quelque chose de simple, un processus à passer, eh bien déjà, ça peut un petit peu être intimidant.
On va remettre les choses dans le contexte. Le tir sportif, c’est une activité super réglementée. Tu vas manipuler des armes, donc cette réglementation, et la pratique par elle-même, ça peut être un petit peu intimidant.
Tu vas arriver dans un club, voir un président, un bureau, des moniteurs, donc quelque chose de super bien organisé, super encadré. Et toi, tu vas être au milieu de tout ça et tu vas devoir essayer de faire ta place, répondre aux exigences de ton club, suivre les règles, suivre les cours, la pédagogie, remplir ton QCM.
Bref, ça peut être un petit peu intimidant et, en général, tu vas avoir une position attentive, d’écoute. Et quand tu commenceras un petit peu à t’intégrer, et puis que tu affirmeras ton désir, plus tard,
d’acheter une catégorie C ou une catégorie B, eh bien c’est là que ça va commencer.
Chaque personne que tu vas pouvoir croiser au stand va y aller de sa petite musique, de son avis. Avant d’aller plus loin, je précise que ce que je vais dire n’engage que moi.
Inutile de me dire : « Oui, t’as tort », ou quoi que ce soit. C’est ce que je pense.
Après, il n’y a rien contre personne, mais c’est mon avis. Donc, comme je te le disais, chacun va te donner son avis :
« Il faut que tu commences par ci. »
« Il faut que tu commences par ça. »
« Il ne faut pas que tu achètes cette arme. »
« Il ne faut pas que tu fasses ceci. »
« Il ne faut pas que tu fasses cela. »
Bref, tu vas avoir cinquante mille avis et tu peux vite être perdu.
Je vois souvent les gens venir me dire :
« Oui, alors, au stand on m’a dit qu’il fallait que je prenne ça. Qu’est-ce que t’en penses ? »
Ce à quoi je réponds la plupart du temps :
« Et toi, qu’est-ce que t’en penses ? »
Parce que c’est bien, tu as reçu cent mille avis de tous tes collègues tireurs sportifs.
Et au fond, j’ai envie de vous dire que toutes ces personnes, tout ce qu’elles vous ont dit, elles ont bien raison.
Tu as René qui a dit qu’il ne fallait pas que tu achètes un Glock parce que ce n’était pas précis.
Tu as Didier qui a dit qu’il fallait que tu prennes un CZ parce que ceci, parce que cela.
En fait, je ne vais même pas vous dire qu’ils ont tort.
Ils ont tous raison.
Pourquoi ?
Parce qu’en fait, eux, ils vous donnent leur avis par rapport à leur ressenti à eux.
Alors quand je dis qu’ils ont tous raison, je nuance quand même. Sauf pour ceux qui disent que le Glock n’est pas précis.
Bon, je rigole. Enfin, je rigole mais je ne rigole pas, parce que c’est précis. Mais vous avez compris ce que je voulais vous dire. Leur ressenti à eux, ils peuvent vous le donner. Ça peut être un conseil. Mais en aucun cas, pour moi, ça ne doit définir ce que vous allez acheter ni ce que sont vos envies. Alors comprenez-moi bien. Je ne vous dis pas de ne pas écouter les avis des autres.
Mais ce sont les avis des autres. Vous pouvez écouter ce qu’on va vous dire.
Même si ça peut vous guider, ça ne doit pas déterminer ce que vous allez acheter.
D’accord ? On verra plus tard que je vais faire le parallèle avec les voitures.
Vous avez votre catégorie B, vous avez votre catégorie C.
Bref, vous êtes en droit d’acheter tel ou tel type d’arme.
Vous êtes en droit d’acheter une arme qui vous plaise.
D’accord ?
On ne peut pas vous dire : « Parce que tu commences, il faut que tu prennes ça. »
Quand vous avez votre autorisation de détention, ça veut dire que vous êtes capable d’avoir une catégorie B. Ça veut dire qu’avant, vous avez eu la formation nécessaire.
Donc vous pouvez acheter ce que vous voulez. Après, je conçois que ce ne soit pas évident pour un jeune tireur.
Tu arrives dans un club.
Pendant six mois, tu es super encadré.
On te dit ceci, on te dit cela.
Tu découvres beaucoup de choses.
Ça peut être, je vous le dis, intimidant.
Et tous ces avis que tu vas avoir peuvent vite créer de la confusion et te perdre un petit peu dans le choix de ta première arme.
Alors le premier conseil que j’ai à te donner pour ta première acquisition, c’est d’être patient. Alors attention. Je fais le malin maintenant. Mais dans tout ce que je dis, j’ai souvent fait les mêmes conneries. Donc je te fais gagner du temps et je t’évite de faire les mêmes erreurs. Ce qui se passe, c’est que tu découvres le tir. Tu veux faire du tir.Tu trouves enfin un club qui t’accueille. Donc c’est super cool. C’est tout nouveau pour toi. Tu es super motivé. Tu fais tous les cours. Et comme tu as maintenant une licence de tir, tu sais que tu es en capacité d’acheter une arme de
catégorie C. Et pour toi, attendre six mois pour une catégorie B, ça paraît une éternité. Donc tu regardes des vidéos sur YouTube. Tu regardes des sites Internet. Et puis tu te dis qu’il faut t’acheter une arme de catégorie C. Parce que je le comprends. Avoir sa première arme à feu, à soi, même si c’est une catégorie C, c’est une étape. Et souvent, tu veux devancer la catégorie B. Notamment, une pensée pour mon pote Julien, qui s’était acheté – je ne sais pas si vous vous rappelez de ces flingues-là – des carabines type AR10 en .308 à pompe qui étaient classées en catégorie C. Ça te permettait d’avoir un truc avec une forme un petit peu différente, un peu sympa. Ça coûtait quand même un petit billet. Mais voilà, tu avais un truc qui ressemblait un petit peu à un AR-10, on va dire, qui était en catégorie C.
Mais finalement, tu achètes ça. Donc déjà, tu prends une partie de ton budget, de ton oseille, pour acheter ça. Finalement, on se rend compte que les six mois passent plutôt vite. Et une fois que tu as ta catégorie B, tu vas t’acheter une arme en B. Et finalement, cette arme qui te paraissait à l’époque être un bon achat, tu ne vas plus trop t’en servir.
Et tu vas te dire :
« Bon, j’ai acheté cette arme. »
Je te rappelle qu’à l’époque, ça semblait être une bonne idée.
Alors attention, tous ceux qui en ont une et qui les aiment, il n’y a aucune agression.
Ce n’est pas contre vous.
Je vous donne juste cet exemple pour illustrer mon propos.
Donc tu as acheté cette carabine.
Je crois que c’était dans les 1 000 €.
Tu t’en es servi pendant tes six premiers mois.
Bon, quelques fois. Et quand tu vas avoir ton arme de catégorie B, ta carabine à pompe va bien être gentille, mais tu ne t’en serviras plus. Et donc tu vas te dire :
« Bon, là j’ai un beau presse-papiers à 1 000 €, parce que je ne m’en sers plus. »
Et en plus, ça va être compliqué à vendre. Donc mon premier conseil : sois patient.
D’accord ? Six mois, c’est beaucoup.
Je comprends, parce que moi aussi j’ai été impatient.
J’ai fait cette erreur. Six mois, c’est beaucoup, mais ça passe vite. Essaie plutôt de planifier ce que tu veux acheter. Garde tes sous et pose-toi les bonnes questions.
Pour moi, il y en a deux. La première : Combien tu veux dépenser ? Et je dis bien combien tu veux dépenser. Ce n’est pas une question de savoir si tu es riche ou pas riche. Je connais des gens, j’ai des clients avec une grosse surface financière, mais qui ont plusieurs loisirs et qui veulent mettre un certain budget dans les armes. Et à côté de ça, j’ai des potes qui sont ouvriers, mais qui sont passionnés et qui vont mettre le prix d’une petite voiture dans leurs flingues. Donc voilà. Ce n’est pas un jugement de valeur. Mais tu dois te demander :
« Combien je veux dépenser ? »
« Quel est mon budget ? »
Et on va justement parler de comment bien utiliser ce budget. Donc première question, super pragmatique, super terre à terre :
Quel est ton budget ?
Combien tu veux dépenser ?
Moi, quand quelqu’un vient me voir en me disant :
« Qu’est-ce que tu en penses ? Je cherche une arme… »
Je vais être un peu terre à terre et lui demander :
« C’est quoi ton budget ? »
Et une fois que tu as défini ton budget, la deuxième question que tu dois te poser, c’est :
« Qui je suis ? »
« Qu’est-ce que je veux faire ? »
Je m’explique.
Est-ce que tu veux faire de la compétition ?
Est-ce que tu veux faire du TAR ?
Ou est-ce que tu es juste un tireur de loisir ?
Il faut te poser les bonnes questions sur ce que tu veux faire et comment tu envisages ta pratique du tir. Et pour servir mon propos, vous vous doutez bien que je ne vais pas proposer la même chose à quelqu’un qui veut faire de l’IPSC qu’à quelqu’un qui veut tirer au revolver ou au pistolet à poudre noire. Une fois qu’on a défini ce que tu veux faire dans le tir et le budget que tu as, là on commence déjà à y voir un peu plus clair.
Alors encore une fois, ce n’est pas parce qu’aujourd’hui tu viens acheter ta première arme et que tu n’as pas envie de faire de compétition que ça ne pourra pas changer plus tard.
Là, on parle à l’instant T.
Et d’ailleurs, ce n’est pas parce que tu me dis que tu n’as pas l’intention de faire de l’IPSC que je ne vais pas te parler d’un CZ Shadow 2 ou d’armes faites pour la compétition. Parce qu’après, il va venir ma troisième question.
Et cette troisième question, c’est :
« Toi, qu’est-ce qui te plaît ? »
Parce qu’au fond, c’est le plus important. Rappelez-vous, je vous ai dit que je comparais ça aux voitures. Parce que c’est exactement pareil dans la vie. Il y a des gens qui aiment les cabriolets. Il y a des gens qui aiment les SUV. Moi, personnellement, j’aime les vieilles Jeep YJ. Et c’est comme ça. C’est les goûts et les couleurs. C’est pour ça que je vous dis que les gens qui, au club, vont vous dire :
« Il ne faut pas que tu prennes ci. »
« Il ne faut pas que tu prennes ça. »
« Il ne faut pas que tu prennes un Glock parce que la poignée est nulle. »
Eh bien, ils ont raison. Ils ont raison avec leur grille de lecture. Mais il faut avoir de la personnalité et voir ce qui vous plaît à vous. L’important, quand on arrive au stand, c’est d’aller tirer. Et de tirer, autant que faire se peut, avec une arme qui vous plaise.Grosso modo, je n’ai pas fait de statistiques, mais la majeure partie des armes que vous allez trouver chez nos armuriers, quand vous irez au stand le dimanche matin et que vous allez faire clic, elles vont faire boum Toutes les armes vont fonctionner Alors il y en a qui vont être plus ou moins bien. Mais elles vont toutes fonctionner. De la même façon, si je compare aux voitures. Et je n’ai rien contre Dacia, hein. Mais une Dacia et une Mercedes vont t’emmener du point A au point B de la même façon. Après, ce qui va changer, ce sont les sensations de conduite. C’est peut-être aussi le kiff. Parce qu’il ne faut pas nier que quand tu vas au stand, il y a une petite pression sociale.
Machin a telle arme.
Mais pour t’en foutre de tout ça, il faut avoir une arme qui te plaise. Et c’est vraiment le plus important. Moi personnellement, on me reprend souvent quand je dis que mon pistolet préféré, ou le meilleur pistolet du monde pour moi, c’est mon Glock. Et là, on m’explique dans tous les sens que telle arme est mieux, que telle arme est mieux.
Oui. Les gars qui m’expliquent ça, encore une fois, ils ont raison.
Mais moi, ce que je dis, c’est que j’ai raison aussi.
Pourquoi ?
Parce que déjà, à la base, votre serviteur préfère le tir aux armes.
Je préfère le tir que les armes.Je préfère ce que je fais avec mon arme que l’arme en elle-même. Et pour moi, mon Glock me va très bien. Et je ne dis pas que les petits 2011 de chez Staccato ou autres ne me font pas de l’oeil. Je sais apprécier les belles choses. Mais moi, mon Glock, il va me suffire. Vous voyez ce que je veux dire ? Et surtout, ne te laisse pas avoir. Ne tombe pas dans le piège de la situation suivante.
Imagine. À ton stand, tu vas voir Pierre, Paul ou Jacques.
Tu lui dis :
« Écoute, je vais m’acheter ça. Qu’est-ce que t’en penses ? »
Pour peu que le mec n’aime pas le modèle que tu lui présentes, il va te sortir le fameux :
« Ouais, alors moi, une fois au stand, j’ai vu… »
Déjà, toutes les histoires qui commencent par :
« Moi, une fois… »
Bon…
C’est arrivé une fois.
C’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme.
Le fameux « moi une fois ».
Ne tombe pas là-dedans.
Il y aura toujours quelqu’un pour venir te dire que ça ne va pas.
Encore une fois, c’est pareil pour les voitures.
Tu achètes une Renault.Tu vas discuter avec quelqu’un qui roule en Peugeot.
Tu vas avoir un mec qui va te dire : « Moi, je ne prends plus jamais cette marque, je n’ai eu que des emmerdes. » Et tu vas en avoir un autre qui va te dire :
« Moi, je ne jure que par cette marque. »Tu comprends ce que je veux dire ? Donc le : »Moi, une fois au club, j’ai vu… » Tu oublies, Tu écoutes et Tu dis :
« Merci pour ton avis. »
Et puis tu oublies.
Comme celui qui va te dire :
« Ah non, ne prends pas ça, parce que l’inclinaison de la poignée n’est pas bonne. »
Oui. Elle n’est peut-être pas bonne pour lui. Mais est-ce qu’elle te convient à toi ?
C’est ça la vraie question. Bref, tu as bien compris que je peux décliner ces exemples-là à l’infini et je pense que tu vois un petit peu là où je veux t’emmener Donc c’est en ça que je dis qu’il ne faut pas se laisser influencer. Et que les gens qui vous racontent que ça c’est mieux, que ça c’est mieux, j’essaie d’avoir de la bienveillance et je me dis qu’ils n’ont pas tort, parce que c’est ce qu’ils pensent. Ce sont leurs convictions. Mais ce qui nous intéresse, et ce qui t’intéresse toi, c’est d’avoir une arme qui te corresponde.
Par exemple, il y a des gens qui sont fous de revolvers. Moi, je n’ai pas de revolver dans ma collection personnelle. Ce n’est pas que je n’aime pas les revolvers. C’est que moi, ce que je veux, c’est tirer avec mon arme et faire du tir sportif. Je ne suis pas forcément un collectionneur d’objets. Mais il y a des gens, tu ne vas pas leur vendre un Glock s’ils sont fous de revolvers. Alors je ne dis pas qu’il n’y a pas des gens qui arrivent et qui n’ont pas de Glock, mais vous m’avezcompris. Donc c’est important que tu penses à toi et que tu choisisses ce qui te plaît. Sur le comptoir de l’armurerie, j’ai quand même pas mal de gens qui m’ont dit :
« Oui, j’ai acheté ça parce qu’à mon club ils m’ont guidé vers ça. »
Oui, mais tu en es content ?
« Bof… j’aurais préféré prendre ça. »
Et pourquoi tu ne l’as pas pris ?
« Parce qu’on m’a dit que ça, c’était mieux. »
Mais mieux par rapport à quoi ?
Mieux par rapport à quoi, les gars ?
Comme je vous l’ai dit, il y a plein de marques sur le marché. Mais déjà, si c’est sur le marché, si c’est vendu, en général, quand vous allez faire clic, ça va faire boum. Pour aller tirer cinquante cartouches le dimanche matin ou le samedi matin, ça va fonctionner. Au final, on se retrouve avec un flingue que tu ne voulais pas forcément acheter, mais parce qu’on t’a dit qu’il fallait l’acheter, tu l’as acheté. Je vais prendre un cas pratique. Tu viens me voir. Ça ne fait pas longtemps que tu fais du tir et tu veux acheter un pistolet. Et au fil de la discussion, parce qu’on va discuter un petit peu, parce que j’essaie de faire connaissance avec mes clients, d’essayer de les cerner, de savoir à qui je m’adresse pour être de meilleur conseil, tu vas me dire :
« Moi, quand j’étais jeune, il y a un film que j’ai adoré. C’était L’Arme Fatale avec Mel Gibson.
Franchement, je kiffe son pistolet, son Beretta. Et vraiment, j’aimerais en avoir un. »
Eh bien, OK.
Banco.
Si c’est ce qui te plaît, prends-le.
Tu vas t’éclater avec Tu vas te prendre pour Mel Gibson le dimanche matin quand tu vas aller tirer. Ça va être cool. Alors si tu me demandes :
« Et toi Gaëtan, tu l’aimes bien ce pistolet ? Est-ce que ce serait ton premier choix ? »
Je te dirais :
« J’ai rien contre, mais est-ce que ce serait mon premier choix ? Non, sûrement pas. »
Mais je ne vais pas te dire qu’il ne faut pas le prendre parce que moi je ne l’aime pas.
Je vais te dire :
« Écoute, si c’est celui que tu veux, si c’est celui auquel tu penses, si c’est celui qui te fait envie, alors go. Banco. » Parce que ce qui est important, c’est de se faire plaisir. D’accord ? D’ailleurs, je vais prendre un petit moment pour faire un pas de côté par rapport au sujet de ce podcast, pour bien clarifier ma position et que ce ne soit pas mal interprété. Je ne te dis pas de ne pas écouter ce que les gens de ton club ou de ton entourage vont pouvoir te dire. Au sein de nos clubs, on trouve souvent des gens qui ont une très grande culture sur les armes. Dans tous les clubs, tu as cette figure attachante. Tu as ce tireur qui tire depuis des années. Qui a une culture encyclopédique sur les armes. Qui sait plein de choses. Et c’est toujours un plaisir de discuter avec lui. Parce que c’est là que tu te rends compte que tu ne connais pas beaucoup de choses et qu’il y a une belle histoire de l’armurerie. Donc bien sûr que ces gens-là, il faut les écouter. Il faut écouter leurs histoires. Ça permet de te faire ta propre culture armurière, d’apprendre des choses et de te rendre compte qu’il y a des gens qui tirent depuis des années. Ça te permet aussi de voir que les armes, en France, c’est vraiment culturel. Donc oui, bien sûr qu’il faut les écouter. Mais il faut les écouter en gardant à l’esprit une chose. Les informations pratiques, tu peux les prendre, parce que ça, ce sont des faits. Maintenant, tout ce qui est ressenti, il faut bien comprendre que c’est leur ressenti à eux. Ce qu’ils pensent. Je suis sûr que moi, si tu m’interroges quand j’aurai 70 piges… Bon, déjà, si j’arrive à taper les 70 ans, je serai content. Ca va en f faire rager certains ;), mais je serai content. Tu m’as compris. Et bien forcément, si je parle à un petit jeune, je vais lui parler de mon Glock.
Je vais lui dire que c’était bien.
Que ce qu’on faisait à l’époque, ce n’était pas pareil.
Parce que je serai complètement matrixé par mon vécu.
Et ce n’est pas pour autant que je n’aurai pas des choses intéressantes à lui dire sur la technique ou sur plein d’autres sujets. Donc il faut bien comprendre mon propos. Il faut se nourrir de ces personnes qui ont de l’expérience, qui sont dans notre stand, qui sont bienveillantes et qui veulent nous apprendre des choses. Qui vont nous donner des informations pratiques, des dates d’invention, des anecdotes, des choses comme ça. Ça, c’est super intéressant. Il faut les écouter. Et il faut les respecter. Parce que quoi qu’il arrive, on respecte les anciens. Par contre, quand ils vont te dire :
« Non, ça, ça ne va pas parce que la poignée est comme ceci », ou « Moi, ça, je n’aime pas », là, on est dans le ressenti. Et le ressenti, c’est la vérité de chacun. C’est une vérité qui est propre à toi. Donc il faut bien comprendre mon propos. Je ne dis pas qu’il faut être hermétique et ne pas écouter l’avis des gens. Je dis qu’il faut prendre l’avis des gens pour ce qu’il est. Mais il faut garder sa personnalité et savoir ce qu’on veut. Sinon, on risque d’acheter quelque chose qui ne va pas nous correspondre et qu’on va quand même regretter. Et je trouve que ça peut aussi être préjudiciable pour ta pratique du tir. Parce que, ma foi, si tu vas au stand avec un flingue qui ne te plaît pas trop, tu vas perdre un peu de motivation. Encore une fois, je ramène ça à la voiture. Si au lieu de ma Jeep YJ on me dit qu’il faut que j’aille me promener avec une voiture sans permis, elle va rouler pareil. Mais je t’avoue que le plaisir ne sera pas le même. Et petit à petit, je vais peut-être me dire : « Finalement, je vais arrêter de rouler. » Bon. Ça, c’était la première partie. Une fois qu’on a évité l’écueil de se faire matrixer dans son choix par tout ce qu’on peut entendre,il faut ensuite éviter de tomber dans certains pièges. Et je m’explique. Déjà, je vais en reparler. Et forcément, ce n’est pas forcément une de mes qualités. Mais il ne faut pas être impatient. Les choses se construisent dans le temps. Et moi, j’ai un avis. Vous allez me dire que c’est purement commercial. Mais le pas cher coûte cher. Par exemple, si tu as un budget de 3 000 € pour acheter un AR, et que tu veux absolument tout de suite avoir l’AR, le modérateur de son, le point rouge et tous les accessoires dans ces 3 000 €… D’accord, bon, c’est une façon de voir les choses. Mais au final, tu vas te retrouver avec plusieurs trucs. Alors certes, tu auras été vite. Tu auras eu tout le pack d’un coup. Mais ce sont des choses qui ne vont pas forcément te convenir, parce que tu auras fait des concessions sur la qualité, ou quoi que ce soit, pour tout acheter tout de suite. Et au fil du temps, tu vas le regretter. Moi, je suis plus, encore une fois, à étaler ma démarche dans le temps. Si tu as ce budget-là à l’instant T, et si tu es capable d’économiser, autant acheter une bonne arme avec ce budget. Et puis économiser un petit peu. Et plus tard, acheter ton modérateur. Tu vois, il faut être capable de se dire : « Voilà, moi, j’aimerais arriver à ça. Je suis capable de mettre ça de côté tous les mois, ou de mettre ce budget. Est-ce qu’il ne serait pas plutôt judicieux d’y aller progressivement ? » Ça prendra un petit peu de temps, mais au lieu d’acheter une arme un peu moins haut de gamme, tu vas peut-être acheter une arme un peu plus chère, mais qui va plus te correspondre. Et au fond de toi, tu vas plus l’apprécier. Plutôt que de vouloir tout acheter tout de suite et de sacrifier la marque ou la qualité de l’arme parce que tu veux tout, tout de suite. Au risque, plus tard, de te dire : « L’arme ne me correspond pas trop. » Et d’être un petit peu déçu. Puis de t’en détacher. Et du coup, de prendre moins de plaisir. Et ça peut aussi être préjudiciable dans ta pratique du tir. Il est utile de le préciser, mais vous savez qu’on a choisi une discipline sportive qui coûte un peu d’oseille. Pour la petite histoire, avant que je me mette dans le tir à fond, je faisais beaucoup d’arts martiaux et de sports de combat. Ceux qui me suivent sont peut-être au courant. En 2011, j’ai failli mourir parce qu’au jiu-jitsu brésilien, j’ai fait une dissection de l’artère vertébrale. Je suis resté longtemps dans le coltard, trois semaines alité. Donc après, on m’a dit : « Bon, il faut éviter tout ce qui est étranglement et tout ça. « Parce que j’ai une artère qui est thrombosée en C3-C4. Enfin voilà. On m’a dit que si ça arrivait encore une fois sur une autre artère, ce ne serait pas cool.
Bref. Du coup, j’ai dit : »Bon, je vais me mettre au tir a fond. »
Ma femme était super contente et tout ça. Et puis un jour, elle est quand même venue me voir en me disant : « Dis donc mon petit, c’est bien, mais à la boxe, tu achètes un kimono, des gants et un short. Et puis là, le tir, tu achètes des armes, tu achètes des consommables. » Donc tout ça, c’est quand même à prendre en compte. Je suis conscient de cette notion de budget. Et c’est pour ça que je pense qu’il vaut mieux faire les choses bien et prendre son temps. Au pire, si tu as 3 000 €, moi je serais d’avis, si tu veux acheter un AR, d’acheter un bel AR. Tu vois, un truc que tu sais que, chaque fois que tu vas le voir, tu seras content. Et quand je te reverrai, si tu fais la gueule, ce ne sera pas à cause de l’arme. Et puis un ou deux mois après, tu as mis de l’argent de côté, tu prends le point rouge. Au final, tu as un setup auquel tu te feras tout le temps, que tu auras tout le temps. C’est comme les voitures. Le mec qui va restaurer sa voiture, il va faire ça. Il va prendre son temps. Il va acheter petit à petit. Et au final, il aura une voiture qui va lui plaire. Et je trouve que c’est vraiment super important d’être content des choses qu’on a. Moi, je me rappelle, quand j’étais jeune, on n’avait pas trop d’oseille. J’avais des baskets assez premier prix. Des fois, ma mère m’achetait une paire, ma grand-mère m’en achetait une autre. Donc je me retrouvais avec deux paires de chaussures. C’était des No Name ou un truc comme ça. Alors je me suis dit : »Si elles s etaient parlées , j’aurais peut-être une seule paire de baskets, mais une paire un peu
mieux. » Tu vois ce que je veux dire ? Il y a aussi cette petite pression sociale. Et puis il y a aussi la qualité de ton arme. Bon, après, c’est peut-être un discours de commercial, mais je persiste : le pas cher coûte cher. Et vaut mieux acheter bien et n’acheter qu’une fois. Donc ça, c’était sur la façon d’organiser tes dépenses et de les placer dans le temps. Il faut être patient. Et il vaut mieux acheter des choses bien, qui vont te servir.
Surtout, par exemple, si tu achètes un AR et que tu achètes un modérateur de son, autant en prendre un bon. Parce qu’il pourra aussi aller sur un autre AR. Tu vois, ce sont des accessoires que tu vas garder. Je pense aussi au tir longue distance. Souvent, il y a des gens qui ont un budget donné. Ils vont mettre 70 ou 80 % sur le flingue et 20 % sur la lunette. Pour moi, c’est une grosse erreur. La lunette, c’est aussi un choix important. Je dirais même aussi important que l’arme. Donc il faut penser à tout ça. Autre élément pour choisir ton arme : Il va falloir définir si tu es plutôt collectionneur ou si tu veux tirer. Pourquoi je vous dis ça ? Je m’explique. Il y a des gens qui vont vouloir acheter une arme pour la posséder, parce qu’ils aiment l’arme. Je vais encore prendre une comparaison avec les voitures. Tu veux t’acheter une Lamborghini ou une BMW M5.
Pardonnez-moi, je ne suis pas très calé en voitures. Mais ce que je veux dire, c’est qu’il faut avoir les moyens ensuite de s’en occuper. C’est-à-dire d’y mettre de l’essence, de changer les pneus, les consommables, les plaquettes de frein, de faire les révisions.
Parce que techniquement, à force d’économies et de sacrifices, on peut tous arriver à acheter quelque chose de très cher. Dans la limite du raisonnable, bien sûr. Mais vous avez compris ce que je veux dire. On peut se saigner pour acheter quelque chose qui n’était pas forcément fait pour nous. Donc vous comprenez bien que l’acheter, c’est une chose. Mais après, il faut pouvoir l’assumer. Assumer son coût d’entretien. Son coût de maintenance. Son coût de fonctionnement. Pour les armes, c’est pareil. Il se peut que tu aies envie d’un truc un peu exotique, type Desert Eagle en .50 AE. Eh bien, si tu veux tirer avec, il faut que tu sois conscient du prix des munitions. Après, je prends en compte qu’il y a des gens qui vont acheter l’objet pour l’avoir, pas forcément pour s’en servir. Et ça, c’est autre chose. Au contraire, ça rejoint même ce que je disais tout à l’heure. Ce sont des gens qui achètent une arme pour se faire plaisir, mais qui savent qu’ils ne vont pas tirer énormément avec. Donc si tu me dis que tu veux t’entraîner beaucoup, tirer beaucoup, et que tu veux prendre un calibre un peu exotique, il va falloir être sûr que derrière tu as le budget.Que tu as la capacité financière d’acheter les munitions qui vont avec. Je vais prendre une anecdote personnelle.
Enfin, une anecdote, pas vraiment une erreur.Parce que c’était une super expérience.Mais une expérience pratique de votre serviteur.Il y a une dizaine d’années, je pars faire une formation chez mon pote Ben de Impact Ballistics entir longue distance.Super formateur, d’ailleurs.Si vous me suivez, vous l’avez déjà vu dans certaines vidéos.On en reparlera.Je pense même qu’on fera un podcast ensemble.Bref. Je pars faire cette formation. Et il y a une marque de carabines de tir longue distance que je kiffe : Accuracy International. Et un ami me dit :
« Écoute, fais-toi plaisir. Je te prête mon Accuracy. »
Donc c’est une Accuracy en .338 Lapua Magnum.
Donc il me prête l’arme. Moi, je suis super heureux, je suis content et tout ça.
Et je demande à Ben :
« Il me faut combien de munitions pour le cours ? »
Et il me dit :
« Prends-en 200. »
Je ne vous cache pas que je n’étais pas forcément au courant des prix du marché. Je parle de ça il y a quand même une dizaine d’années. Donc je commande à l’armurerie mes 200 coups de .338 Lapua Magnum. Je reçois la facture. J’en ai eu pour 900 €. Bon, ça va, c’était pour un one shot. Mais ce que je veux dire, c’est que techniquement, si je voulais tirer régulièrement avec ce calibre-là, par rapport à mon budget, ça m’aurait coûté la peau des couilles. C’est pour ça que moi, je tire au .308 Winchester. Au moins, ça me permet de tirer beaucoup. De tirer, d’apprendre à tirer et de progresser. Je vois beaucoup de gens qui veulent s’acheter des calibres exotiques. Mais après, ils ne tirent pas. Alors certes, ils ont une belle arme. Mais ils ne savent pas forcément s’en servir.
Donc ça, c’est à prendre en compte. Et je pense que c’est la dernière chose importante à prendre en compte. Ça reste vrai aussi pour les AR. Pendant un temps, vous savez que c’était la mode du .300 Blackout. Tout le monde voulait du .300 Blackout. OK, il n’y a pas de souci. Le .300 Blackout, on va dire que c’est un calibre un peu sexy. Quand c’est sorti, tout le monde en parlait. Maintenant, les cartouches de .300 Blackout, ce n’est pas le prix du 5,56. Après, je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire. Je dis simplement que quand vous faites vos achats, il faut prendre tout ça en compte.Et moi, quand quelqu’un vient me voir en me disant : »Je vais acheter ça. » Je ne suis pas là uniquement pour vous vendre quelque chose. Je suis là pour que vous soyez contents du service. Et je me dois de te dire : « OK, les munitions, c’est ça. »Donc ça va être quoi ta fréquence de tir ? Parce que si tu veux tirer régulièrement, ça va te coûter à peu près ce budget-là. Après, je le redis parce que c’est important. Si vous avez une démarche un peu collectionneur, parce que vous voulez posséder une arme simplement parce qu’elle vous plaît, il n’y a aucun souci. Moi, je suis juste là pour vous donner du pragmatisme, du concret et du réel. Pour vous dire : « Attention, ça, ça entraîne ça.” « Il faudra faire ça. » « Il y a ce risque-là. » « Il y a cette contrainte-là. »
Et ça, c’est du pragmatisme. Et je pense que c’est vraiment là la valeur ajoutée de votre armurier. Vous donner toutes ces informations pour vous aider dans votre choix. Maintenant, une fois qu’on a pris en compte tous ces aspects-là – ton choix, tes goûts, l’argent que tu veux mettre – il faut aussi prendre en compte un aspect un peu plus technique. Quand je dis technique, je parle notamment de ton club. Parce qu’en fait, tous les clubs ne sont pas égaux. Et il existe des restrictions de calibres ou de types d’armes dans certains clubs. Je sais que certains clubs, à cause de leurs infrastructures, ne veulent pas de gros calibres. Ça, c’est quelque chose qu’il faut prendre en compte. Encore une fois, tu fais ce que tu veux. Mais je ne vois pas l’intérêt d’acheter une arme si ton club interdit le calibre dans son stand. Par exemple, tu achètes un .50 BMG et ton club ne veut pas de calibre supérieur au .308. OK. Tu auras un .50. Mais tu pourras surtout le regarder le soir chez toi en regardant la télévision. Parce que tu ne pourras pas t’en servir dans ton stand. Donc prends bien ça en compte. Et dernier point. C’est un détail, mais il faut quand même y penser. Admettons que tu aies des poignets en carton-pâte. Ou les épaules fragiles à la suite d’un accident. Encore une fois, je ne pense pas que le .50 AE soit une bonne option pour toi. Donc prends une arme que tu vas pouvoir utiliser. Que tu vas pouvoir manier. Et qui ne va pas être contre-indiquée par rapport à ton état physique ou à d’éventuelles blessures que tu aurais pu avoir. Je suis sûr qu’on le connaît tous, ce mec-là. Dans tous les stands, il y en a un comme ça.Le mec qui a acheté soit un .500 Smith & Wesson, soit un Desert Eagle en .50 AE, et qui tire très rarement avec. Il l’a juste acheté pour le faire essayer aux nouveaux ou aux copains le dimanche matin et les voir se prendre une châtaigne dans les poignets ou dans les bras. Je ne pourrais pas faire de statistiques, mais vous le connaissez ce mec. Il est dans beaucoup de clubs. Bon, il est sympa, c’est marrant. Mais il a acheté ce flingue juste pour le faire essayer aux autres. Donc quand tu achètes une arme, c’est pareil. Si tu achètes un AR, ça ne sert à rien de l’équiper comme un porte-avions si tu n’es pas capable de le tenir à bout de bras. Tout ça, il faut le prendre en compte. Ce sont des détails.On va dire un peu plus personnels. Mais ça fait partie des choses qu’il faut considérer. Je pense que déjà, si tu prends tout ça en compte, ça va t’aider quand tu vas faire ton achat. Et surtout, je l’espère, à y voir un peu plus clair. Ce qu’il faut que tu retiennes, selon moi, c’est qu’il faut acheter quelque chose qui te fasse plaisir. Ne sois pas hermétique à ce que les gens vont te dire. Mais ne te fie pas à leur ressenti. D’accord ? Si moi je te dis que cette voiture est moche, mais que toi tu la trouves belle, eh bien tu la trouves belle. Et tu me dis que tu n’es pas d’accord avec moi. Tu me dis :
« Non, moi je la trouve belle. »
Et c’est très bien comme ça. Tout ce qui est ressenti doit rester propre à toi. Après, tu peux écouter les gens sur ce qu’ils vont te dire concernant la mécanique, les aspects techniques ou les faits. Mais il faut que tu te fasses plaisir. Voilà. On ne vit qu’une fois. On a un temps de vie limité. Il faut se faire plaisir. Il faut que ça reste un plaisir. Et d’ailleurs, en parlant de plaisir, n’hésite pas. Si tu as la possibilité, et je sais que beaucoup de clubs proposent des armes à la location, n’hésite pas à toutes les essayer. Même celles pour lesquelles tu as des a priori. Loue-les. Teste-les. Et il n’y a rien de tel pour te faire ton propre avis. Sois curieux. Découvre par toi-même. Va chez ton armurier. Demande-lui si tu peux prendre l’arme en main. Il faut y aller. Il faut expérimenter. Il faut te faire ton propre avis. Donc une fois que tu as trouvé quelque chose qui te fait plaisir, tu vas prendre en compte tout ce que j’ai pu dire sur l’aspect financier, sur l’aspect technique. Et je pense que tu seras plutôt pas mal pour choisir une arme qui va te convenir. Donc je résume, de façon complètement terre-à-terre et pragmatique. Quel budget veux-tu consacrer à ton arme ? Ensuite, qu’est-ce que tu veux faire avec cette arme ?
Est-ce que tu veux tirer énormément ?
Est-ce que tu veux apprendre le tir et progresser ?
Est-ce que tu veux faire de la compétition ?
Est-ce que tu veux simplement te faire plaisir avec des armes un peu exotiques ?
L’important, c’est de définir tes envies. Et de définir l’argent que tu es prêt à mettre pour atteindre cet objectif. Parce que si tu me dis que tu veux faire de l’IPSC avec un calibre exotique, il faut aussi avoir les reins pour acheter les munitions qui vont avec. Tu comprends ? Donc une fois que tu as réfléchi à tout ça, je pense que tu peux être serein. Tu vas acheter ton arme. Et tu vas te faire plaisir.Et crois-moi, on a tous connu ce petit sourire-là. Tous ceux qui font du tir sportif savent exactement de quoi je parle. Quand tu as eu ton avis favorable. Quand tu as eu ton autorisation. Quand tu es allé chez ton armurier acheter ta première arme. Que ce soit à l’époque des autorisations papier ou aujourd’hui avec le SIA. Quand tu remontes dans ta voiture pour rentrer chez toi, il y a fort à parier qu’elle soit sur ton siège passager à côté de toi. Et tu vas la regarder avec un petit sourire satisfait. Et c’est exactement ce qu’il faut. Parce que le tir sportif, c’est une super expérience. C’est un super sport. Alors quand je dis « sur le siège passager », entendons-nous bien. Je parle évidemment dans des conditions de transport réglementaires et en parfaite adéquation avec la loi. Mais ce que je veux dire, c’est que tu vas quand même garder un oeil dessus. Tu vas lui jeter un petit regard de temps en temps. Juste pour vérifier qu’elle est bien là. Et dans un état de satisfaction des plus intenses. Parce qu’acheter sa première arme, ou même s’acheter une arme tout court, c’est toujours un moment sympa. On obtient quelque chose dont on avait envie.C’est plutôt cool. Et il faut que ça reste une expérience positive. Cette expérience doit être dictée par tes envies. Par tes goûts. Et surtout, elle doit être là pour combler une envie qui t’appartient. Et je le clame haut et fort : Il faut se faire plaisir. Voilà. J’espère que ce petit sujet vous a plu. Et puis si vous avez des questions ou des commentaires, vous les mettez. On peut rebondir dessus. Il n’y a aucun problème. C’est vraiment ouvert.Je vous remercie d’avoir écouté jusqu’au bout.
Je vous dis à bientôt pour un prochain podcast.
C’était Gaëtan de TAP RACK
À bientôt.
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