Pistolet SIG Sauer P320 X-Five Legion C/9mm
1830,00 €
P320 X-Five Legion : module TXG tungstène, environ 43,5 oz, canon bull de 5 pouces et organes Dawson réglables. Une arme de tir sportif qui dompte le relèvement.
Description
La P320 X-Five Legion est la version tir sportif de la plateforme P320, pensée pour la discipline carry optics et le tir de précision. Son argument central est sa masse : le module TXG infusé de tungstène lui donne le poids de l’acier avec la souplesse du polymère.
Module TXG et maîtrise du relèvement
Le module de préhension TXG fait grimper la masse à environ 43,5 oz, soit près de 1,2 kg à vide. Ce poids bas, concentré dans la poignée, calme le relèvement et ramène la mire sur la cible plus vite entre deux coups, ce qui compte sur un parcours chronométré.
Canon bull de 5 pouces
Le canon bull de 5 pouces allonge la ligne de visée et stabilise le tir à distance. Associé au guide-tige acier et au ressort de type 1911, il rend le fonctionnement régulier coup après coup.
Slide optic ready et organes réglables
La glissière est usinée pour le montage d’un point rouge, et l’arme reçoit des organes fibre optique réglables Dawson Précision pour un réglage fin avant la pose d’une optique. La détente squelettée allège le départ par rapport à la P320 standard.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Calibre | 9×19 (9 mm Luger) |
| Capacité | 17+1 |
| Longueur du canon | 5 pouces (127 mm) |
| Longueur totale | 8,5 pouces (216 mm) |
| Masse | environ 43,5 oz (1233 g) |
| Visée | Organes fibre optique réglables Dawson Précision, glissière optic ready |
| Module de préhension | TXG tungstène |
Acquisition (catégorie B)
Arme de catégorie B, soumise à autorisation. Documents nécessaires : pièce d’identité, licence de tir FFTir en cours de validité, numéro SIA et autorisation de détention.
L’avis de l’armurier — notre essai du SIG P320 X-Five Legion
Par Gaëtan Moussion, armurier chez TAP RACK — L’art du tir juste. Avis tiré de notre essai en vidéo.
La première fois que j’ai touché ce P320 X-Five Legion, c’était il y a deux ans au SHOT Show. Je n’avais pas pu tirer avec, mais je l’avais trouvé vraiment beau : son style, sa couleur, la forme de sa queue de détente, le travail fait sur la culasse, la prise en main. Sauf qu’à l’époque, il était réservé au marché américain, sans aucune distribution européenne prévue. Quand la nouvelle est tombée qu’il serait distribué en France, j’étais très impatient de voir si mes souvenirs étaient exacts ou si je les avais embellis. Dès les premiers instants en main, j’ai su qu’ils ne m’avaient pas trahi. La prise en main est top, et cette couleur urban grey fait ressortir les formes d’une culasse complètement travaillée, qui lui donne un caractère singulier.
Ce pistolet est conçu sur une base de P320, comme le M17, le pistolet de l’armée américaine qu’on avait déjà présenté. Les deux ont en commun la platine, qui constitue vraiment le cœur de l’arme. Mais là où le M17 est la réponse de SIG à un besoin opérationnel, le X-Five Legion a été pensé et réalisé pour la compétition.
Un mot sur la stratégie de SIG, parce que pour beaucoup ce X-Five Legion n’est qu’un pistolet de plus. Je pense que ce jugement est inexact. D’un point de vue technique, il va être difficile d’apporter une vraie révolution à l’arme de poing dans les années à venir. Pourtant les marques doivent innover pour maintenir notre intérêt. Et avec cette plateforme, SIG propose quelque chose de très intéressant : une possibilité de customisation totale du P320. Sur leur site, ils ont mis en place un module de conception : à partir du bloc détente, de cette platine, vous concevez votre P320 avec différents types de culasse, de poignée et de canon. Cette possibilité n’est malheureusement pas disponible chez nous.
Détail révélateur : le numéro de série n’est pas sur la poignée, il est sur la platine — on le voit par un trou ajouré sur le côté droit de l’arme. Ce qui veut dire que vous pouvez changer de poignée. Et là encore SIG a innové : la poignée porte un petit « M » pour medium. Vous pouvez acheter une poignée small ou large selon la taille de votre main — que vous ayez de petites mains ou des gants de baseball, vous trouverez la meilleure prise en main possible. Toute la partie inférieure de l’arme devient un accessoire, d’où le marquage du numéro de série sur la platine.
Cette poignée est travaillée : magwell à la base pour faciliter l’introduction des chargeurs, bec allongé pour améliorer la prise en main, pontet retravaillé pour remonter la position du majeur et prendre l’arme plus haut, et un angle comparable à celui d’un 1911. À l’avant, un rail Picatinny.
Mais le plus particulier, c’est la matière. On est sur un matériau hybride, ni métal ni polymère : c’est un polymère infusé au tungstène. Le but est d’avoir le meilleur des deux — le ressenti du polymère en main, et un poids quasi équivalent à celui du métal, ce qui aide à contrer le recul.
Et c’est un vrai sujet chez SIG : leurs pistolets ont une culasse haute. Plus la culasse est haute par rapport au centre de gravité, plus sa masse génère de relèvement. Plus l’arme est lourde, plus son poids aide à contrer ce relèvement. SIG connaît manifestement cet état de fait sans être motivé à modifier la forme de ses armes — si on compare à un Glock ou à un CZ, la différence est nette. Ils en sont conscients puisqu’ils l’ont travaillé ici : SIG annonce que ce X-Five Legion se relève moins que son cousin le M17, grâce à sa conception, à sa poignée infusée au tungstène, et à cette culasse ajourée sur le dessus pour lui faire perdre du poids et limiter la masse en mouvement. Résultat concret : avec cette culasse très légère, les mouvements et contrôles de charge se font très délicatement, tout en douceur, sans avoir à forcer comme un bœuf. Ils ont fait du bon travail là-dessus.
Petite parenthèse : dans la mallette, l’arme est fournie avec deux ressorts de force différente, selon le type de munitions que vous voulez tirer.
Le reste. Stries de préhension à l’avant et à l’arrière de la culasse. Organes de visée Dawson Precision, avec une fibre optique verte sur le guidon qui permet une acquisition rapide de la cible. Une platine permet de recevoir un point rouge. Le bloc détente est de type match, avec une queue de détente plate et assez large. Le canon fait cinq pouces — c’est ce que dit son nom, X-Five. L’arme est livrée avec trois chargeurs, chambrée en 9 mm, à percuteur lancé, et pèse un peu plus d’un kilo.
Sur la détente, SIG annonce un départ amélioré de 30 %. Honnêtement, je ne sais pas si ce chiffre vient d’une amélioration mécanique réelle ou du fait que la queue de détente, plus large, offre une meilleure surface de pression. Ce qui est clair, c’est que le départ est bon — et personnellement, pour le tir sportif, je suis assez fan de ces détentes larges et plates : elles donnent un meilleur contrôle et un départ plus direct.
Au tir, il a été à la hauteur de l’idée que je m’en étais faite. Personnellement je préfère tirer sur des gongs que sur des cibles, et il s’en sort très bien dans les deux cas — mais sur gongs, c’est un vrai plaisir. La fibre optique verte se détache vite, l’acquisition est immédiate, et on enchaîne. Le départ, le reset : c’est terrible. Il faut quelques cartouches au début pour s’habituer, surtout si comme moi vous tirez souvent avec un Glock — l’angle n’est pas le même. Une fois les réglages de base faits, vous trouvez vite vos marques.
Après, ça restera subjectif, mais je trouve qu’il a une super gueule.
Informations complémentaires
| Poids | 1,05 kg |
|---|---|
| Dimensions | 216 cm |
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